LE GOLF & LA PSYCHOLOGIE & COMPLEMENTARITE DU YOGA

AVEC L’AIDE DE LA FEDERATION FRANCAISE DE GOLF.

NOTRE HOMME PASSION, GERMAIN NOUS DIT : 20 % de forme physique, 20 % de technique, mais 60 % de maîtrise du «mental». Il l’explique par l’écrit de MME MARYLENE PIA Auteur de :« Gérer la pression en compétition » Ed. Amphora.

 

LE GOLF & LA PSYCHOLOGIE & COMPLEMENTARITE DU YOGA

SUJET EVOQUE PAR MIREILLE DE CULTURYOGA.COM

ECRIT DE MME MARYLENE PIAUS Auteur de :« Gérer la pression en compétition » Ed. Amphora (CD audio inclus).

 

Améliorez votre jeu grâce au test “Quel golfeur êtes vous sur le parcours?”. Vous trouverez des solutions et exercices pour être plus zen sur le parcours.

Quel golfeur êtes-vous sur le parcours ?
Zen, impatient ou inquiet ? Les pistes de progression !

Chaque golfeur réagit à sa façon !

« Je ne supporte pas d’attendre, cela m’énerve, après je joue moins bien ! »
« Je ne peux pas m’empêcher de me faire des films négatifs, du coup quand j’arrive sur le parcours je suis tendu»
« Je suis généralement confiant et avec de bonnes sensations»

A chacun sa façon de penser et de réagir à la compétition. On observe, globalement, trois profil/stress. Ils ont été nommés :

⇒ A (plutôt actif/impulsif)
⇒ B (plutôt zen)
⇒ C (plutôt prudent/anxieux)
Sur le parcours le golfeur réagira différemment selon qu’il appartient à un profil ou à un autre. On est rarement tout A, tout B ou tout C, on a le plus souvent une dominante. Cette typologie fait juste fonction d’indicateur, l’être humain est évidemment bien plus complexe dans ses processus de pensée et comportements. Néanmoins selon que l’on est plutôt impulsif, anxieux ou zen les résultats sur le parcours seront différents.

Les 3 profils-stress

1 – Le profil A

Le profil A est dans l’action, plutôt combatif. Il est assez extraverti dans l’expression de son stress. Il s’emballe souvent trop vite et manque de recul, ce qui lui pose quelquefois des problèmes en compétition. Il est important, pour réussir leur parcours, que les golfeurs à tendance A, apprennent à gérer leurs émotions : l’envie trop forte de gagner, l’impatience, voire la colère quelquefois. C’est un travail qui doit se réaliser bien en amont du jour. Nous verrons plus loin comment faire !

2 – Le profil B

Le profil B semble être tombé dans la marmite de la Zen Attitude tout petit. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il a réalisé un réel travail sur lui. Il sait relativiser, prendre de la distance. Il a une bonne stabilité intérieure et globalement une bonne gestion des situations : bogeys ou birdies, il se recentre très vite. Et c’est tant mieux pour lui !

3 – Le profil C

Le profil C est plutôt prudent avec une tendance à élaborer des scénarios négatifs et à les ruminer. La pensée produisant des résultats, il risque de s’inscrire, malgré lui, dans un processus d’échec. Cela, alors même qu’il aurait les capacités pour réussir. Le profil C a donc une marge de progression dans laquelle la préparation mentale a toute son importance. Nous verrons plus loin quelques conseils et techniques utiles.

A quel profil correspondez-vous le plus?

Vous êtes plutôt tendance A, si vous cochez :

[  ] Je supporte mal d’attendre, du coup, il m’arrive de m’énerver sur le parcours.
[  ] Je suis plutôt impulsif, j’ai souvent regretté de ne pas avoir pris le temps du recul.
[  ] J’aime la compétition, les défis, l’enjeu sont moteurs pour moi.

 

Vous êtes plutôt tendance B, si vous cochez :

[  ] La veille de la compétition, je suis généralement confiant.
[  ] Quelque soit le résultat sur le parcours, je reste centré sur chaque coup.
[  ] J’utilise les temps d’attente pour récupérer, me préparer.

Vous êtes plutôt tendance C, si vous cochez :

[  ] La veille de la compétition, j’ai tendance à avoir des images ou des pensées négatives.
[  ] Je me suis souvent rendu compte après coup que je m’étais inquiété pour rien.
[  ] Quand je fais un mauvais coup, j’ai tendance à le ressasser.

Vous êtes plutôt C : les pistes de progression !

Le coté prudent de votre profil peut être un atout mais, le coté inquiet, vous empêche souvent d’exprimer tout votre potentiel.

1 – Faites évoluer votre façon de penser.


La meilleure façon de réduire l’anxiété est de travailler sur ses représentations, sur sa façon de penser. En effet, si sur le parcours, vous vous dites : « Pourvu que la balle n’aille pas dans le bunker », elle a toutes les chances d’y aller. Pourquoi ? Parce que le cerveau ne reconnait pas la négation, il entend seulement « bunker ». C’est comme lorsque l’on fait un régime, si l’on se dit : « Aujourd’hui, je ne mange pas de chocolat », le cerveau ne retient que le mot « chocolat » et c’est l’obsession toute la journée ! Entrainez-vous à formuler très précisément ce que vous voulez, c’est beaucoup plus porteur, vous avez ainsi une direction d’action. Formulez l’endroit précis où vous voulez que la balle arrive et si vous en avez les moyens
techniques, c’est là que la balle se dirigera !

2 –Visualisez positif !

Visualiser, c’est produire des images mentales. Il y a deux façons de visualiser. Soit vous êtes acteur et vous agissez, vous vivez les sensations, vous voyez l’objectif à partir de votre position. Soit vous êtes spectateur et vous vous voyez agir comme dans un film. Vous pouvez utiliser l’une ou l’autre forme, voire les deux.
La visualisation, pour être totalement efficace, doit être renforcée par les sensations et les émotions. Lorsque vous voyez, sentez et ressentez votre putt ou swing réussi, tout se passe comme si vous le viviez réellement. Mais attention! La visualisation pour être efficace, c’est-à-dire nourrir votre confiance, doit respecter la réalité. Il n’est pas efficace pour un golfeur, index 25, de se voir aligner birdies et eagles sur le parcours. Là, il rêve ! Par contre, se visualiser réussir à son véritable niveau, là, oui il renforcera sa confiance. Entrainez-vous.
Utilisez la visualisation avant et pendant la compétition.

Mise en place :

1 - Une semaine avant la compétition, réservez chaque jour 10 minutes pour une séance relaxation/visualisation*. La relaxation vous donnera une certaine tranquillité intérieure et la visualisation renforcera votre confiance.

2 - Sur le parcours, avant certains coups sensibles, voire sur tous les coups, vous pouvez également en quelques secondes, après une ou deux respirations profondes et calmes, visualiser le geste juste, la trajectoire et l’objectif atteint.

Technique de visualisation (5 à 10 minutes)


Objectif : se rassurer, renforcer la confiance en soi.

Point particulier : faire précéder la visualisation d’une séquence de relaxation ou d’un court moment de détente. Un peu comme le jardinier prépare le terrain avant de faire des plantations.

Vous vous installez confortablement… Vous fermez les yeux.… Vous portez toute votre attention sur votre respiration, qui devient progressivement calme et régulière… Vous portez l’attention sur votre visage… Vous détendez votre front, les muscles autour des yeux… Vous détendez vos mâchoires… Vos dents peuvent naturellement se desserrer Vous laissez aller tout votre visage à la détente…

Vous relâchez totalement vos épaules… Vous laissez peser vos épaules, relâchées, détendues…Vous détendez vos bras, vos avant-bras… Vos mains, l’intérieur des mains jusqu’au bout des doigts…Vous détendez votre dos, vous détendez votre poitrine… Votre ventre… En détendant votre ventre vous pouvez percevoir le mouvement calme et régulier de votre respiration…

Sur chaque expiration vous vous laissez aller un peu plus profondément à la détente……
Vous détendez vos jambes….Vos pieds.. Vous appréciez cette sensation de calme profond, de détente … Votre respiration est calme… régulière…
Vous allez maintenant effectuer une visualisation de séquences réussies,

swing, approche, prenez le temps de voir de sentir de ressentir. Le temps de vivre les sensations, le plaisir de la réussite. Consacrez au moins deux minutes à ce film intérieur. Puis laissez les images s’estomper revenez à votre respiration … Garder en vous le sentiment de confiance dans votre capacité à réussir.

Respirez profondément, une ou deux fois mobilisez tout doucement vos articulations, étirez vous, et quand vous le souhaitez, ouvrez les yeux.

Vous êtes plutôt A : comment agir?

Le coté combatif de votre profil vous convient. Cependant, vous avez aussi observé que certains aspects vous pénalisaient parfois sur le parcours. Plutôt que de les subir, agissez.

Décider de rester calme

Première étape : décider de rester calme. Tout changement commence par une prise de conscience et une décision. Pour vous y tenir : une ligne de conduite ! Par exemple, je décide que chaque fois que je suis énervé, en colère, avant de jouer : je prends le temps de me poser, de me recentrer. Comme cela ne viendra pas de façon magique le jour « j », un peu de pratique est nécessaire ! Apprenez à vous détendre : pour se détendre, il faut commencer par contrôler sa respiration. Expérimentez la technique respiratoire proposée*.
Puis, commencez à l’utiliser à l’entrainement, donnez-vous des consignes : par exemple : « Aujourd’hui, si la partie ne se déroule pas aussi vite que je le souhaite, plutôt que de m’énerver : je me calme, je fais ma technique respiratoire*». Ou : « Si je m’énerve parce que j’ai mal joué : je me calme, je fais ma technique respiratoire*». On observe, de fait, la montée d’émotion mais on ne l’entretient pas, Ou encore : « Si je me vois déjà gagnant alors que je suis encore au trou 14, je me calme, je fais ma technique respiratoire*, je me recentre sur l’instant, un coup après l’autre ». Apres chaque entrainement, observez : quel progrès avez-vous noté, pour quel résultat ?
Le jour de la compétition, le matin même, prenez un temps pour bien ancrer votre décision : « Etre calme sur le parcours ». Calme ou tout au moins au niveau de « tension » ou de détente dans lequel vous êtes performant. Faites de même, juste avant le début de la compétition.

*Descriptif de la technique respiratoire (durée : 1 minute au moins)

- Effectuez trois respirations calmes et profondes. Point particulier : 1 – Inspirer lentement et expirer très lentement sur 5 secondes minimum en sentant, en même temps, vos pieds s’enraciner dans le sol, vos épaules se relâcher.
- Suivies de deux autres respirations lentes auxquelles vous associez une phrase de votre choix qui vous ramène à votre décision, par exemple : « Je reste calme pour bien jouer ».

Mettez en place cette « routine/Détente » chaque fois que nécessaire. Avec de la pratique deux ou trois respirations pourront être suffisantes sur le parcours.

 

Golfeurs : progressez en agissant sur vos déclencheurs !


La façon dont nous pensons détermine en grande partie ce que nous réalisons.

 

Un exemple: « Quoiqu’il se passe, je sais réagir ! » ou encore : « le jour J, si je n’ai pas de bonnes sensations sur le practice, c’est perdu d’avance!»

 

La pensée produit des résultats, il est donc utile de s’intéresser à nos pensées automatiques sur le parcours. Ces pensées sont souvent en lien avec des déclencheurs.

Un déclencheur, c’est un événement qui va provoquer une réaction. Il peut avoir un impact positif ou négatif. Positif : il vous « booste ». Négatif : il peut vous saboter d’un coup le moral ou créer un état de tensions, voire de colère.

 

Un déclencheur négatif, c’est une situation ou des propos qui vous déstabilisent. Certains compétiteurs arrivent à prendre du recul, d’autres non ! Pour maintenir sa stabilité émotionnelle sur le parcours, il est donc nécessaire de repérer ces déclencheurs et de les désactiver.

 

Quelques exemples de déclencheurs négatifs !

Cédric 14 ans : « quand je rate un putt facile, je me dis – tu es nul, vraiment nul – et je rate souvent le suivant»

 

Elodie, 35 ans « Lorsque l’on me dit avant le départ – c’est sûr, tu vas gagner ! – Je ressens une pression énorme!»

 

Marc, 52 ans « « J’appréhende toujours le départ du 1 ! Dès qu’il a du public, je perds une partie de mes moyens»

 

1 – Repérer ses « déclencheurs » négatifs

Quels sont-ils? – Que l’on dise quelque chose à propos de mon jeu ? Que le joueur qui me précède soit trop lent, ou celui qui me suit trop pressé? Les réponses sont individuelles, ce qui perturbe l’un, ne touchera pas l’autre.

 

- Les désactiver

Pour cela, il est nécessaire de comprendre ce qui se joue, de repérer ce qui est touché en soi. On peut commencer par se poser les questions suivantes :

 

Lorsque telle situation, s’est passée

 

→  Qu’est-ce que j’ai pensé ?

→  Qu’est-ce que j’ai ressenti ?

→  Qu’est-ce qui a été touché ?

→  Comment puis-je interpréter différemment la situation ?

Comprendre les mécanismes psychologiques en jeu permet d’instaurer une distance avec l’évènement.

 

Reprenons l’exemple d’Elodie et posons-lui la question :

Qu’est ce que tu ressens, lorsque l’on te dit : « C’est sûr, tu vas gagner »? Réponse : « Je suis bloquée »

Qu’est ce que tu te dis ? Réponse : « Qu’ils attendent beaucoup de moi, que je n’ai pas droit à l’erreur ».

On comprend mieux, alors, comment cette phrase « tu vas gagner », qui se veut encourageante, peut générer de la pression. Une solution possible pour Elodie : faire évoluer son interprétation, imaginer d’autres réponses possibles, assouplir sa pensée automatique.

 

- En situation : trouver des parades

Parallèlement à un travail de réflexion, il est utile :

- De faire un exercice respiratoire pour retrouver son calme

- De trouver une parade du type « phrase ressource » qui donne du recul.

 

2 - Repérer ses déclencheurs positifs

Heureusement, nous avons aussi des déclencheurs positifs : des images, des mots, des situations, voire des refrains de chanson qui ont des effets positifs. Ces déclencheurs positifs nous donnent une belle énergie, renforcent notre confiance voire ont un effet détente.

 

Marc : « Quand il y a de l’enjeu, je me sens motivé – cela m’aide à me concentrer»

Virginie « Chaque fois que je joue le par au 1, je me dis – c’est bon signe – et, généralement, j’ai raison».

 

On voit bien à quel point nos résultats sont liés à notre façon d’aborder les situations, à notre sensibilité à certains événements.

En conclusion, ce n’est pas la compétition qui crée de la pression, c’est plutôt notre façon de la percevoir ! Ce qui veut dire que nous avons une marge d’action et de progression certaine.

 

Marylène Pia.

 

Auteur de : « Gérer la pression en compétition » Ed. Amphora 2010

DÉTENDU ET CONFIANT LA VEILLE D’UNE COMPÉTITION !

Pour maintenir un état mental propice à la performance, il est parfois nécessaire d’agir !

Certains golfeurs ne ressentent pas de pression, tout au plus, une petite poussée d’adrénaline la veille du jour J. Pour d’autres, plus anxieux, il n’en est pas de même et ils commencent à stresser plusieurs jours avant l’épreuve. Du coup, le doute, principal ennemi du golfeur avant la compétition, risque de s’installer. Aussi pour éviter de subir le stress du résultat, il convient de mettre en place une stratégie « protectrice ». Si  vous correspondez à ce profil, les images du parcours que “fabrique” alors votre imagination sont justement celles que vous ne souhaitez pas voir arriver. Si vous n’opérez pas rapidement une rupture dans ce mode de pensée, vous risquez de vous enfermer, malgré vous, dans un processus d’échec. Alors que faire pour dynamiser votre confiance ?

 

Une action programmée

La préparation mentale s’inscrit dans un programme d’entraînement. Premier temps, on commence à intégrer les techniques utiles pour réguler le stress, maintenir la confiance. Deuxième temps, on expérimente ces techniques lors de certains d’entraînements. Troisième temps, on crée des situations pour en valider l’efficacité.  Dans ce processus les deux ou trois jours avant le jour « J » sont importants. On peut donc mettre en place le schéma suivant :

 

Chaque jour, 10 minutes

 

→  Un enchaînement de techniques respiratoires ou une séquence de relaxation

(Descriptif dans article du 11/01/2011)

→   Une séquence de relaxation suivie d’une visualisation.

(Descriptif dans article du 19/04/2011)

 

Cette visualisation peut être de trois types :

→ Une visualisation de détente (paysage, loisir,…) sans aucun rapport avec la compétition

Objectif : Détente/Récupération

→ Une visualisation de réussite : deux ou trois séquences de compétitions réussies

Objectif : Confiance en soi

→ Une visualisation d’objectif atteint

Objectif : Confiance/Motivation

 

Ces visualisations peuvent également s’enchaîner.

Une action à la demande

Il est nécessaire d’être attentif aux signaux envoyés par son corps. Dés que des signes de stress apparaissent (tensions dans les mâchoires, sourcils froncés, respiration courte, plexus “serré”, …) A chacun ses signes, il est nécessaire de “calmer le jeu”. Dés les premières manifestations, il faut agir pour éviter tout risque de parasitage mental. Comment ? Rarement en se disant : ” je n’y pense plus, tout marchera bien” car l’imagination négative est bien souvent plus forte que la volonté. Après un répit de quelques secondes, les préoccupations ressurgissent (la tension interne étant toujours là pour alimenter le processus).

Quelle est alors la solution? Si vous percevez ces signaux d’alarme : ayez le reflexe « détente » ! De même que, lorsque vous avez soif : vous buvez, lorsque vous êtes tendu : respirez ! Pour être efficace la veille de la compétition, il est indispensable d’avoir déjà travaillé en amont ce reflexe-détente. Entraînez-vous l’effet est réellement bénéfique !

Questionnez vos représentations

Lorsque vous sentez que vous tournez en rond avec vos doutes. Plutôt que de les subir, vous pouvez les questionner : sont-ils fondés ? Est-il possible d’envisager les choses autrement ? Comment ? Quels en seraient les bénéfices ?

Ce questionnement vous ouvre un espace, vous  aide à sortir de la pensée en boucle : je doute donc je stresse, je stresse donc je doute.

 

Je vous conseille, avant d’avoir cette réflexion, de faire quelques exercices respiratoires pour vous détendre, vous centrer. Si la relaxation ne change pas une situation, elle donne un regard plus tranquille et certainement plus juste sur celle-ci.

 

Bien dormir la veille d’une compétition

Le sommeil sert à récupérer, à remettre à niveau des forces vitales C’est dire son importance pour le golfeur sur des épreuves de 3 à 4 jours par exemple. Un manque de sommeil peut engendrer une baisse de performance.

 

Ce sont nos pensées, nos ruminations qui nous empêchent souvent de nous endormir. Sachant qu’il est difficile de ne plus penser sur commande : comment faire?

Concentrez-vous sur votre respiration !

Lorsque vous n’arrivez pas à vous endormir, votre respiration est plutôt rapide, haute, superficielle. Par contre, lorsque vous dormez, elle est calme, régulière et plutôt ventrale. Pour faciliter l’endormissement, vous pouvez déjà ralentir votre respiration, passer à une respiration ventrale

 

→ … Inspirez lentement par le nez en emplissant en premier votre ventre, puis votre poitrine. Expirez très lentement… Sur chaque expiration, relâchez bien vos épaules, vos bras, vos mains…

Apaisez votre respiration … Allongez tranquillement le temps d’expiration. Puis reprenez une respiration naturelle mais en maintenant néanmoins un temps d’expiration lent.

Une technique pour favoriser l’endormissement consiste à compter à l’envers, en synchronisant le chiffre avec la respiration. On commence, par exemple, au chiffre 98. Formulez mentalement « quatre vingt dix huit », lentement, en allongeant le temps d’expiration… Laissez l’inspiration se faire… Puis, quatre vingt dix sept, toujours très lentement … Et ainsi de suite jusqu’à vous endormir…

C’est un très bon exercice pour focaliser l’attention sur sa respiration et faire barrage aux pensées qui retardent le sommeil.

 

 

LA VISUALISATION

Progressez en découvrant les secrets de la visualisation.

Pour renforcer sa confiance : une technique la visualisation !

La visualisation est une technique de préparation mentale particulièrement adaptée au golf.

La visualisation pourquoi ?

Au quotidien : pour se détendre
→ Visualisation d’un paysage ou d’une image qui évoque la détente

Pendant l’entrainement : pour renforcer l’apprentissage
→ Visualisation technique

Avant la compétition : pour renforcer sa confiance
→ Visualisation de séquences d’entrainement ou de compétitions réussies.

Sur le parcours : pour atteindre son objectif
→ Visualisation de la trajectoire et point d’impact de la balle

Visualiser, c’est produire des images mentales. Certains golfeurs le font naturellement ; cependant certaines représentations mentales vous portent alors que d‘autres vous freinent. On peut apprendre à visualiser positif, à voir la balle sur le green plutôt que dans l’eau. Les pensées et les images produisant des résultats, autant apprendre à penser et visualiser « juste ».

La visualisation : comment ?

La visualisation, pour être totalement efficace, doit être renforcée par les sensations et les émotions. Le golfeur doit voir mais aussi sentir et ressentir. A ce moment là, tout se passe comme si la situation était réellement vécue.

 

 

La visualisation, pour être efficace, doit également s’effectuer suivant le principe de réalité. Si votre index est de 25, visualiser birdie sur chaque trou, n’est pas très efficace. C’est certainement agréable, ce qui n’est pas si mal en soi mais ne s’inscrit pas dans une stratégie de réussite. Par contre, visualiser son parcours parfaitement réussi au regard de son niveau de performance, oui, c’est constructif.

Se voir réussir sur le parcours à son véritable niveau renforce la confiance en soi. Trop de golfeurs arrivent sur le départ avec leurs doutes, plutôt que de s’appuyer sur leurs ressources, sur leur véritable potentiel. Ils attendent que les premiers bons coups renforcent leur confiance. L’idée est plutôt d’arriver déjà confiant et la visualisation est un bon moyen pour retrouver les bonnes sensations, l’état interne favorable à la réussite.

Pour visualiser d’abord se détendre :
Pour visualiser, il est nécessaire de préparer le terrain. Pour cela, il est fortement conseillé de faire précéder la visualisation d’une séquence de relaxation de quelques minutes. La visualisation doit s’effectuer dans un champ de conscience qui se situe entre veille et sommeil. C’est une zone de grande réceptivité.

Acteur ou spectateur :
Il y a deux façons de visualiser. Soit vous êtes acteur et vous agissez, soit vous êtes spectateur et vous vous voyez comme dans un film. Nous avons une tendance naturelle pour l’une ou l’autre formule.
- Si vous êtes acteur, vous voyez le parcours à partir votre position, vous avez la sensation de vos appuis, vous vivez le mouvement.
- Si vous êtes spectateur, vous vous voyez agir. On peut éventuellement passer de l’une à l’autre forme selon les besoins.

Sur le parcours : la bonne pensée pour la bonne image!
La pensée est souvent associée à une image. Le golfeur qui se dit : « Pourvu que je n’envoie pas la balle dans l’eau », a l’image de ce qu’il ne souhaite pas voir arriver. En effet, le cerveau ne reconnaissant pas la négation, il retient : « eau ». Si je vous demande de ne pas penser à un ballon, vous l’avez peut être déjà devant les yeux !
Il est donc préférable de formuler ses objectifs en termes positifs. J’envoie la balle à tel endroit précis, le plus précis possible. Ensuite, visualiser la trajectoire et le point d’impact précis va mobiliser l’attention sur l’objectif. Donc, pas de pensée parasite !

 

 


Expérimentez !

→ Les jours qui précédent une compétition pour entretenir un climat intérieur de confiance et de calme, essayez l’exercice suivant :
Vous vous installez confortablement. Vous fermez les yeux tranquillement et prenez conscience des appuis de votre tête, de votre dos… Prenez conscience des appuis de vos bras… De vos jambes … Inspirez lentement par le nez en emplissant en premier votre ventre puis votre poitrine. Expirez lentement….Très lentement

→ Faites l’exercice trois fois, tranquillement. Puis, reprenez une respiration calme et régulière…
Vous portez l’attention sur votre visage… Détendez votre front, vous le rendez lisse… Vous détendez les muscles autour des yeux, vos paupières… Vous détendez vos mâchoires… Vos dents peuvent naturellement se desserrer… Vous laissez aller tout votre visage à la détente… Vous détendez votre nuque, votre cou… Vous relâchez totalement vos épaules… Vous pouvez avoir la sensation que vos épaules s’alourdissent, se détendent…

→ Dans cet état de détente, vous allez visualiser deux ou trois séquences de compétitions réussies, comme si vous y étiez : vous voyez, vous sentez, vous ressentez… Vous en faite votre réalité présente. Vous vous laissez le temps de vivre pleinement ces moments positifs.
Puis, vous laissez les images s’estomper …Vous gardez en vous cette sensation de confiance dans vos capacités.

→ Vous revenez à votre respiration, à la sensation de détente… Vous allez  maintenant visualiser votre parcours sur la prochaine compétition, votre objectif atteint. Comme si vous y étiez. Vous avez réussi ! Que voyez-vous ? Que ressentez-vous ? …. Prenez le temps de vivre les sensations positives liées à cette réussite…

→ Puis, tout doucement vous allez laisser les images s’estomper… Vous garderez en vous la sensation de confiance dans votre capacité à atteindre votre objectif. Vous respirez profondément une ou deux fois … Vous mobilisez tout doucement vos articulations, vous vous étirez si vous le souhaitez… Puis, tranquillement, vous pourrez ouvrir les yeux …

Marylène Pia : (extraits du site web de la ffg)
Auteur de :« Gérer la pression en compétition » Ed. Amphora (CD audio inclus).

 

 

 

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